Fantasy, J'ai lu

Les chroniques de Shannara, un bon fond mais du déjà vu

Auteur : Terry Brook

Lorsque Shea Ohmsford vit pénétrer l’étranger dans l’auberge, il sentit que son destin venait de basculer. Qui aurait pu deviner qu’il était, lui, le paisible demi-elfe vivant au sein de sa famille d’adoption à Valombre, le dernier héritier de la lignée de Jerle Shannara ? Jerle, dont l’épée permit, il y a cinq cent ans de cela, de détruire le maléfique Roi-Sorcier Brona et ses hordes démoniaques. Or voilà qu’il se murmure, dans les lointaines Terres du Nord, que le Roi-Sorcier est de retour, et qu’il réunit ses armées pour déferler à nouveau sur le monde. Seul un descendant de Jerle, portant la légendaire épée de Shannara, pourrait défaire le mal. Shea acceptera-t-il cet oracle trop grand pour lui ?

Je n’ai pas fait dans la demi-mesure, j’ai parcouru l’intégrale en entier. « Voila ! Comme ça, j’aurai fait le tour ! » Oui sauf qu’il m’a fallut un poil de temps (2 mois) pour lire l’entièreté de la chose !

J’ai faillit avoir peur au cours de la lecture. J’ai eu ce sentiment de déjà vu dès la première histoire (car c’est une trilogie). Le contexte a de quoi vendre du rêve. Il faut imaginer un monde (très similaire au nôtre) où les hommes ivres de technologies ont finit par se faire la guerre et où l’humanité a presque disparue. Des millénaires ont passés et les hommes ont évolués en elfes, nains, gnomes… Et en parallèle les vieilles magies antérieures au monde des hommes ont resurgies. Donc, dans ce joyeux bordel, comme d’habitude un mec se dit : « Je m’en vais t’esclavager tout ça pour mon bon plaisir ! »

On centre l’action sur un jeune homme qui habite à la campagne. Un sage vient le chercher, et une quête démarre. Le but n’est pas d’aller détruire quelque chose mais d’aller récupérer un antique artefact. Ça vous rappelle rien ? Non ? Je continue : des compagnons d’armes, des elfes, des nains, un royaume en première ligne contre le Mal, lui même représenté par une espèce de sorcier venu du fond des temps. Ça devient plus clair ? Vous êtes dur ! Franchement le prince de Callahorn a tout d’un Aragorn ! Je pense que vous avez pigé !

Le monde n’est pas tant fouillé en fait. Pas de prise de tête politique, on se concentre sur l’action en cours. Il y a peu d’atermoiements amoureux et c’est pas un mal non plus. Les protagonistes sont intéressants sans être ultra originaux, le héros ne se démarque pas vraiment, il fait parti de l’aventure parce qu’il est prédestiné. Seul lui peut manipuler l’artefact, évidemment.

Il y a aussi de belles idées. On trouve des références cachées à notre propre monde (qui a fini par être détruit). Le fait de parler de structure hautes en métal et on comprend qu’un immeuble a perduré ça et la et ça nous rend tout nostalgique d’une époque qui semblait plus facile. (Bah oui, la il faut se coltiner des druides mystérieux et des gnomes puants, c’était tout de même plus facile quand il y avait Internet et le savon de Marseille !)

Finalement l’intégral est évidemment conséquente mais reste suffisamment light pour être lu sans risquer le mal de crâne. Beaucoup de schémas vus et revus au sein de la Fantasy font que les connaisseurs s’ennuieront un peu alors que les idées de fond sont pourtant bonnes.

 

Ma note : 3,75/5

 

Wolfdan

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